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histoires anciennes, avant le début de notre ère ( 2 décembre, 2012 ) l’utilisation de la roue et de chars en france, l’âge du fer se caractérise, notamment, par de nombreuses sépultures accompagnées de chars. cette coutume proviendrait de bavière, car des tombes à char plus anciennes y ont été exhumées. les premières tombes gauloises apparaissent dans le nord-est de la france au vi e siècle. mais quelles sont les plus anciennes utilisations des véhicules à roues ? le pot de bronocice, en pologne, montre un dessin de chariot. la céramique support a été datée, grâce au carbone 14, vers 3 500 avant notre ère. http://bronocice.blogspot.fr/ retrouvée dans un marais, près de lubjiana, une roue pleine a été datée autour de 3 100 avant notre ère. la culture de cucuteni-tripolye, sur le territoire des pays actuels d’ukraine et de roumanie, est à l’origine des plus anciens chariots utilisés, vers les environs de 3 000 avant notre ère. en mésopotamie, l’étendard d’ur montre des guerriers sur des chariots. il s’agit d’une peinture sur un coffre de 2 600 avant notre ère. les chariots ont deux essieux et quatre roues pleines. ils sont tirés par des bœufs. sur chaque char, un équipage de deux soldats montre une répartition claire des fonctions : l’un dirige les animaux à l’aide de rênes, tandis que l’autre est armé d’une lance. le char est équipé d’un carquois qui contient des javelots. http://www.college-edouard-queau.fr/images/image/file/histoire-g%c3%a9o/%c3%a9tendard%20d’ur.pdf moins connues, mais pourtant tout aussi étonnant, les plus anciennes tombes à chars ont été trouvées en mésopotamie. sur le site d’ingharra, lieu aujourd’hui majoritairement admis comme étant celui de kish, environ deux cents tombes ont été fouillées, six comprenaient des chars ou des roues de char. les datations de ces tombes sont incertaines. toutefois les premières semblent être du da ii, c’est-à-dire autour de 2800-2700 avant notre ère. en chine, les plus anciennes tombes à char de chine ont été découvertes en 1933 à hougang, dans le centre de la province d’henan, et datent du règne de wu ding, de la dynastie yin vers 1200 av. j.-c. mais il semble que les chars à roue étaient connus en chine dès le xvii e siècle avant notre ère. un apport de populations indo-européennes semble être à l’origine des véhicules à roues en chine. les hittites combattaient à l’aide de charriots. aujourd’hui, il est majoritairement admis que ce savoir-faire est né en mésopotamie. pourtant, les plus anciennes mentions sont européennes. publié dans un savoir-faire du néolithique par histoiresantiques (1) commentaire -- ( 29 juin, 2017 ) les réseaux routiers et les débuts des courriers postaux en syrie près de la frontière turque, sur le tell chuera , une équipe d’archéologues allemands découvrent environ 60 tablettes cunéiformes de la fin du 2eme millénaire avant notre ère. les traductions (stefan jakob : die mittelassyrischen texte aus tell chuera in nordost-syrien) montrent une correspondance entre plusieurs hauts personnages qui se déplacent sur un axe de circulation comprenant surtout harbé, sahlala et assukanni. ces trois villes apparaissent être des postes relais d’un réseau de communication doté d’auriges, de voitures et de chevaux. les voyageurs auteurs des tablettes précisent qu’ils offrent l’orge et la paille. le moyen de transport utilisé pour les échanges de tablettes écrites (le courrier d’alors) et par les notables eux-mêmes apparaît être comparable aux relais de diligences d’il y a trois siècles ! c’est sans doute ce savoir-faire qui a permis à darius de réorganiser, au 5e siècle avant notre ère, une voie royale perse de suse à sardes, sur environ 2 600 km. entre ces deux villes, le courrier était acheminé en 7 jours. hérodote écrivit : « il n’y a rien dans le monde qui voyage plus rapidement que ces courriers persans » http://www.livius.org/articles/concept/royal-road/? le roi perse s’est probablement appuyé sur une partie du réseau créé 700 ans auparavant, principalement par les assyriens. la grèce antique est surtout connue pour son domaine maritime. toutefois, une voie sacrée reliait athènes à eleusis dès le 5eme siècle avant notre ère. http://www.afh-mp.fr/fr/archeologie/117-la-voie-sacree le réseau routier romain commença à ce développer à partir de la fin du 4e siècle avant j.-c., avec la voie appienne. plusieurs siècles plus tard, à son apogée, la longueur du réseau a été estimée à 150 000 km. vers les débuts de notre ère, auguste développa un véritable service de postes appelé « le cursus publicus » http://histoirepostale.com/histoire/la_poste_romaine.htm la voie romaine, qui fut l’une des clefs de l’expansion de l’empire, fut aussi celle de sa chute, accélérant les invasions des peuples de l’est. publié dans un savoir-faire de l'âge du bronze par histoiresantiques poster un commentaire -- ( 2 janvier, 2017 ) histoire de la profession de notaire morgens trolle larsen publie en plusieurs volumes les archives de la famille salim-assur. il s’agit d’un important marchand assyrien des débuts du deuxième millénaire avant notre ère qui avait deux fils et deux filles. ses nombreuses tablettes ont été trouvées à kanesh dûment rangées en plusieurs conteneurs. elles font apparaître qu’à son décès ses principaux fournisseurs se sont retournés vers ses enfants pour réclamer le paiement des dettes en cours. si les courriers qui suivirent montrent d’abord une solidarité entre eux, rapidement le frère cadet s’est désolidarisé et à fait pesé toute la charge de la succession sur son aîné. un notaire, de nom ababa, a alors été désigné à assur pour dénouer les encours financiers. certaines des tablettes retrouvées correspondent aux enregistrements des différentes déclarations des héritiers rédigés par l’administratif. déjà y apparaît une rigueur factuelle qui est une des caractéristiques du métier. ainsi, on y apprend qu’initialement, à kanès , le notaire souhaitait simplement emmener les deux fils à assur pour qu’ils rendent compte et remboursent les créanciers, mais un des fils a plaidé pour un déplacement à durhumid , là où salim-assur traitait la majorité de ses affaires et là où il est décédé en présence de son frère cadet. après de premiers refus de l’administratif, et après avoir emmené les héritiers à assur, le notaire a dû fortement s’impliquer dans les affaires de la famille – des notes de ses frais dans différents villes d’anatolie apparaissent dans les archives – jusqu’à provoquer une dépression de l’aîné et probablement son décès. le notaire apparaît comme ayant un rôle d’officier pour le compte d’assur. sa tâche s’est trouvée fortement complexifiée de par les distances entre les villes et en conséquence les délais particulièrement longs de dénouement des affaires. voilà l’exemple trouvé dans les archives de kanesh . georges sylvestre dans « les notaires, de l’antiquité à nos jours » évoque les «tabellions» comme ayant ce rôle dans la rome antique. ils avaient ce nom car ils étaient chargés d’effectuer les « enregistrements » sur tablette de la même manière que les marchands assyriens 2000 ans auparavant. http://www.erudit.org/revue/cd/1955/v1/n2/1004084ar.html?vue=resume il mentionne qu’avant les romains, aristote, au 4e siècle avant notre ère, en grèce, considérait que les officiers publics chargés de la rédaction des contrats existaient chez tous les peuples civilisés. en égypte, les actes sous seing privé les plus anciennement attestés étaient des contrats à six témoins appelés hexamarturos. a l’époque ptolémaïque, il apparaît qu’une femme grecque pouvait conclure des contrats de différentes manières : en recourant aux pratiques grecques ou aux pratiques égyptiennes ; par des actes rédigés sous seing privé ou par des actes authentiques de type notarial, c’est à dire par des officiers grecs appelés « agoranomiques ». publié dans un savoir-faire ancien , un savoir-faire de l'âge du bronze par histoiresantiques poster un commentaire -- ( 1 novembre, 2016 ) histoire des associations commer